Dans cette exposition, Isabelle Declève place le dessin au centre de son langage plastique.
Le trait n’y est pas préparatoire : il est un espace de recherche, de doute et de présence.
Les œuvres sur papier laissent apparaître des figures fragiles, souvent en retrait, comme absorbées par la matière qui les entoure.
Le visage n’est jamais totalement affirmé : il affleure, se dérobe, se recompose.
Effacements, frottements et reprises construisent une temporalité lente, presque silencieuse.
Au cœur de l’exposition, quatre portraits peints viennent interrompre cette légèreté du papier.
Plus denses, plus incarnés, ils agissent comme des points de fixation.
Là où le dessin suggère et hésite, la peinture retient.
L’exposition se construit ainsi sur une tension subtile :
entre apparition et disparition,
entre le geste immédiat du dessin et la présence affirmée de la peinture.
Présences en suspens propose un parcours intime, où le regard circule librement, invité à approcher la figure non comme une certitude, mais comme une expérience sensible.